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Témoignages élèves

Malo : un dossier moyen, un score solide, et deux écoles obtenues

Classé 25ᵉ sur 35 en terminale, il refuse les prépas proposées, redresse à l'université et s'appuie sur son score. Ce que les coefficients publiés par l'EDHEC permettent réellement.

Par Équipe Prepaya Mis à jour le 12 min de lecture

Photo : « Croix edhec facade » par Velvet, CC BY-SA 4.0 , recadrée — via Wikimedia Commons.

EDHEC · Croix

Vingt-cinquième sur trente-cinq en terminale. Un dossier que l’EDHEC note, selon son propre compte rendu, autour de 9 ou 10 sur 20.

Et deux écoles obtenues, sans liste d’attente.

Le rang de terminale, et ce qu’il dit vraiment

Il fait sa scolarité dans un lycée lyonnais où le niveau général est élevé. Moyenne de 14,5 en terminale, spécialités scientifiques.

Ce 14,5 le place vingt-cinquième sur trente-cinq.

Ce que ce rang dit : qu’il y a beaucoup de bons élèves dans cette classe.

Ce qu’il ne dit pas : grand-chose sur son niveau absolu. Un élève à 14,5 de moyenne dans un lycée exigeant n’est pas un élève faible — c’est un élève correct dans un environnement dense.

Ce que le rang produit en revanche, mécaniquement : un désavantage sur Parcoursup, où le classement pèse. Ses prépas de premier choix refusent. Il obtient des propositions moins prestigieuses.

Il les refuse, et s’inscrit en licence d’économie-gestion. Le raisonnement est le même que celui traité dans décider sans subir : comparer des résultats probables plutôt que des étiquettes.

Le piège de la première année

C’est l’erreur la plus fréquente de cette voie, et il la commet.

Je m’en suis un peu mordu les doigts après parce que ce n’est pas si dur.

Ce qui s’est passé : une première année à l’université, moins encadrée que le lycée, sans échéance visible — et un travail relâché.

Pourquoi c’est coûteux : les résultats de licence constituent le dossier de candidature. Une première année moyenne n’est pas neutre, elle entre dans la moyenne générale et elle reste visible.

Ce que cela impose ensuite : deux années nettement meilleures pour compenser, ce qui est possible mais plus difficile que de ne pas avoir à le faire.

La leçon pour un étudiant qui entre en licence en visant les admissions parallèles : la première année compte, même si rien ne le signale sur le moment. C’est probablement le conseil le plus rentable qu’on puisse donner à ce stade.

Le redressement

En deuxième année, le rythme change complètement. Travail soutenu, sorties réduites, priorité académique.

Le résultat : il passe d’un rang moyen à trentième sur environ huit cents étudiants.

Ce que ce redressement produit dans un dossier : une trajectoire. Une progression nette se lit mieux qu’une moyenne plate équivalente, parce qu’elle raconte quelque chose — et parce qu’un comité regarde aussi vers où va le candidat.

Ce qu’il ne produit pas : l’effacement de la première année. La moyenne générale en garde la trace.

Ce que les coefficients publiés permettent de dire

C’est ici que le parcours devient chiffrable, parce que l’EDHEC publie ses coefficients — ce que la plupart des écoles ne font pas.

À l’admissibilité :

ÉlémentCoefficientPart du total
Le dossier1240 %
Le test d’aptitude1033 %
Le test d’anglais827 %

À l’admission, après les oraux, la Trilogie compte pour 15 sur 25 et l’anglais y est obligatoire avec un coefficient 10.

Ce que ce tableau permet de comprendre, précisément :

Le dossier pèse le plus. Un dossier faible est un vrai handicap, et il ne s’annule pas.

Mais il ne fait que 40 %. Les soixante pour cent restants se travaillent, et ils se travaillent plus vite qu’un dossier ne se refait.

Et l’anglais pèse 27 % — plus du quart, pour une pièce que beaucoup de candidats traitent comme une formalité. Nous développons ce point dans le TOEIC à l’EDHEC.

Ce que cela valide de son parcours : un candidat au dossier moyen qui obtient des scores solides déplace réellement sa position. Ce n’est pas une croyance sur le fonctionnement des écoles — c’est ce que les coefficients publiés impliquent.

Le score, et ce qu’il vaut

Son score au Tage Mage se situe autour de 467, sur un test noté sur six cents.

Ce que ce chiffre vaut dans l’absolu : rien. Un score ne se lit que rapporté à une liste d’écoles.

Et sur ce point, il faut être clair : la plupart des écoles ne publient pas de seuil sur ce test. Quelques-unes donnent des indications dans leurs guides de candidature — quand c’est le cas, elles font foi. Ailleurs, les repères que nous donnons viennent de nos propres dossiers : ils disent où se situent les candidats qui sont passés. C’est une information de positionnement, disponible dans le simulateur de scores, et pas un critère officiel.

Trois règles officielles qui rendent cette stratégie tenable :

  • aucune pénalité pour réponse incorrecte : ne jamais laisser de case vide ;
  • quatre passages par année civile, un par trimestre ;
  • les écoles reçoivent le meilleur score, dans la limite de validité de deux années civiles.

La dernière lève l’essentiel de l’appréhension du repassage. Le risque n’est pas d’afficher un moins bon score : c’est de dépenser du temps et des frais d’inscription pour rien.

Où placer son effort, quand le dossier est moyen

Les coefficients publiés permettent de répondre précisément, ce qui est rare. Voici ce qu’ils impliquent.

La question à se poserCe que ce parcours suggère
Mon dossier est-il modifiable ?Les notes passées, non. Les notes à venir, oui — et une trajectoire se lit
Mon score de test est-il dans la zone ?33 % de l’admissibilité à l’EDHEC : c’est le levier le plus rapide
Mon test d’anglais est-il traité comme une formalité ?27 % de l’admissibilité : c’est le poste le plus sous-estimé
Ai-je vérifié quelles versions du test sont acceptées ?Toutes ne le sont pas, et un test non accepté est un test payé pour rien
Ai-je regardé la date limite des tests, distincte de celle du dossier ?Elles diffèrent parfois de plusieurs semaines

Les deux dernières lignes sont des pièges documentés. L’EDHEC publie ses conditions : elle accepte le TOEIC en ligne institutionnel mais refuse le TOEIC passé en autonomie et le TOEIC Bridge, et elle annonce une clôture des inscriptions distincte de la date limite d’envoi des tests.

Un mois de marge peut ainsi exister sans qu’on le sache — ou un test peut avoir été payé pour rien.

Ce qu’un témoignage ne dit pas

Une précaution, qui vaut pour celui-ci comme pour tous les autres.

Un parcours raconté après coup paraît toujours plus linéaire qu’il ne l’a été. On en retient les décisions qui ont porté, et on oublie les mois d’hésitation, les tentatives abandonnées et les moments où plus rien ne semblait avancer. Ce n’est pas de la reconstruction volontaire : c’est ce que fait la mémoire.

Un cas ne démontre rien de général. Il illustre un raisonnement, il montre qu’une voie existe, il donne des repères. Il ne dit pas ce qui marchera pour vous, et aucun témoignage ne le peut.

Ce qu’il faut en prendre :

Ce qu’il ne faut pas en prendre : un calendrier à copier, un score à viser, ou l’idée qu’il existerait une trajectoire type. Les détails dépendent de votre point de départ, de votre liste d’écoles et de vos contraintes — et c’est précisément ce qu’un article ne connaît pas.

Vérifier à la source

Ce récit est un témoignage individuel, et il vaut comme tel. Les règles et les chiffres qu’il mentionne, eux, se vérifient aux sources suivantes.

Un réflexe qui vaut pour tout le blog : quand une décision dépend d’une date, d’un seuil ou d’un montant, allez le lire sur la page de l’organisme concerné. Un article résume, simplifie et vieillit ; une page officielle engage celui qui la publie. Nous datons nos relevés pour que vous sachiez quand la vérification s’impose.

Ce qu’il faut retenir

  • Les coefficients de l’EDHEC sont publiés : dossier 12, test d’aptitude 10, anglais 8 à l’admissibilité.
  • Le dossier pèse le plus, et il ne fait que 40 %. Le reste se travaille.
  • Un rang défavorable dans un bon lycée renseigne autant sur le lycée que sur l’élève.
  • La première année de licence compte, et rien ne le signale sur le moment.
  • Un redressement se lit comme une trajectoire — sans effacer ce qui précède.

Les procédures des deux écoles sont détaillées dans le guide de l’EM Lyon et celui de l’EDHEC. Le format d’oral particulier de l’EM Lyon est traité dans l’entretien des quatre cartes.

Pour situer votre dossier et votre score, le simulateur d’évaluation des chances applique nos repères à votre profil.

Questions fréquentes

Les questions que l'on nous pose le plus souvent sur ce sujet.

Un bon score peut-il compenser un dossier moyen ?
En partie, et l'EDHEC permet de le chiffrer puisqu'elle publie ses coefficients : à l'admissibilité, le dossier compte pour 12, le test d'aptitude pour 10 et le test d'anglais pour 8. Le dossier pèse donc le plus, mais il ne représente que 40 % du total — les 60 % restants se travaillent.
Un mauvais rang en terminale est-il éliminatoire ?
Non, et il est souvent mal interprété. Dans un lycée où le niveau général est élevé, un élève peut avoir une moyenne solide et un rang relatif défavorable. C'est une information sur le lycée autant que sur l'élève, et elle ne présage pas de la performance à l'université.
La première année de licence compte-t-elle ?
Oui, et c'est le piège le plus courant. Les résultats de licence constituent le dossier, et une première année relâchée laisse une trace qu'il faut ensuite compenser par deux années nettement meilleures. Le rattrapage est possible ; il est coûteux.
Que vaut un score au Tage Mage autour de 470 ?
Sur un test noté sur 600, c'est un score solide. Mais « solide » ne dit rien tant qu'on ne l'a pas rapporté à sa liste d'écoles. La plupart des écoles ne publient pas de seuil ; quelques-unes donnent des indications dans leurs guides de candidature, et elles font alors foi. Ailleurs, nos repères — issus de nos dossiers — donnent un point de comparaison.
Faut-il refuser une prépa qu'on n'a pas choisie ?
C'est une question à poser, pas une règle. Ce qu'il faut comparer, ce sont des résultats probables : cette prépa précise, pour ce projet précis, contre l'alternative que vous pouvez construire. Refuser sans plan est aussi coûteux qu'accepter sans choisir.
Ce parcours est-il reproductible ?
Sa logique l'est : identifier où l'on peut gagner des points, et y consacrer l'effort. Les chiffres, non — ils dépendent de sa liste d'écoles et de son point de départ. Et le redressement de deuxième année suppose d'avoir compris tôt que la première comptait.

D'où viennent ces informations

Les règles officielles citées dans cet article (format, notation, droits d'inscription, calendrier) proviennent des pages ci-dessous , relevées le 25 septembre 2026. Les analyses, méthodes et exemples sont, eux, des contenus pédagogiques Prepaya : ils n'engagent aucune de ces institutions.

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