London Business School : ce que l'école publie sur son Masters in Management
92 % d'offres dans les trois mois, 102 593 £ de salaire, 52 950 £ de scolarité : les chiffres publiés par LBS, ce qu'ils disent et ce qu'ils ne disent pas.
Photo : « Electra House dome and sculpture, London » par Paul the Archivist, CC BY-SA 4.0 , recadrée — via Wikimedia Commons.
London Business School fait partie des rares écoles qui publient des chiffres précis sur ce que deviennent leurs diplômés. C’est assez inhabituel pour qu’on parte de là plutôt que d’un classement.
Tout ce qui suit est relevé sur les pages officielles de LBS le 23 septembre 2026. Ce qui relève de nos observations est signalé comme tel.
Les chiffres publiés
| Ce que LBS annonce sur son Masters in Management | |
|---|---|
| Offres reçues dans les 3 mois suivant la fin du programme | 92 % |
| Salaires | atteignant 102 593 £ |
| Part des postes au Royaume-Uni | près de la moitié |
| Frais de scolarité, rentrée 2026 | 52 950 £ |
| Cotisation association étudiante | 200 £ |
| Tests acceptés | GMAT ou GRE |
Les secteurs cités par l’école : conseil, services financiers, technologie, puis des secteurs plus diversifiés — industrie, énergie, santé.
Comment lire un chiffre de salaire
C’est le point le plus important de cet article, et il vaut pour toutes les écoles qui publient ce genre de statistique.
« Des salaires atteignant 102 593 £ » n’est pas « vous gagnerez 102 593 £ ». C’est une formulation qui décrit le haut d’une distribution, pas son centre. Les écarts, dans une promotion internationale, sont considérables : entre un poste en banque d’affaires à Londres et un poste en entreprise dans un pays au coût de la vie plus bas, le rapport peut être du simple au triple.
Le chiffre ne dit pas ce que vous auriez gagné sans le diplôme. C’est la limite de toute statistique d’école : elle mesure la promotion, pas l’effet du programme. Une école qui recrute des profils déjà très employables affiche de bons résultats en partie pour cette raison.
Un salaire londonien n’est pas un salaire parisien. Le coût du logement à Londres absorbe une part de l’écart qui saute aux yeux sur le papier. Comparez des salaires nets de loyer, pas des salaires bruts.
Rien de tout cela ne disqualifie le chiffre. Il reste une information utile et honnêtement publiée — ce que peu d’écoles font. Il faut simplement le lire pour ce qu’il est.
Le budget, et ce que les frais n’incluent pas
L’école annonce 52 950 £ de scolarité pour la rentrée 2026, plus 200 £ de cotisation à l’association étudiante.
Et elle précise un point que nous n’avons vu formulé aussi clairement nulle part ailleurs : ces frais n’incluent pas les dépenses de voyage liées au programme. Les Global Trips entraînent des coûts de transport et d’hébergement variables selon la destination que vous choisissez.
C’est une transparence appréciable, et c’est aussi un avertissement. À ajouter à votre budget :
- le logement à Londres, sur la durée du programme ;
- les voyages du programme, selon les destinations ;
- les tests et un éventuel second passage ;
- les frais de dossier, multipliés par le nombre d’écoles ;
- les déplacements pour entretiens, le cas échéant.
Nous détaillons cette méthode de chiffrage dans le budget total d’une candidature AST et les frais de scolarité des grandes écoles.
La question du visa, à régler en premier
Près de la moitié des diplômés du programme travaillent au Royaume-Uni. Si c’est votre projet, il y a une question à régler avant toutes les autres.
La réglementation britannique sur le droit au travail des diplômés internationaux évolue, et elle évolue plus vite qu’un cursus de master ne dure. Ce qui est vrai au moment où vous candidatez peut ne plus l’être au moment où vous êtes diplômé.
LBS a une page dédiée aux exigences de visa pour les étudiants internationaux. Lisez-la avant de construire un projet professionnel britannique, et revérifiez-la l’année de votre diplôme. Nous ne reproduisons pas ces règles ici : elles changent, et un article de blog périmé sur ce sujet est pire que pas d’article du tout.
Les tests
LBS écrit qu’un bon score GMAT ou GRE aide à évaluer votre capacité à réussir dans le programme, et propose ses propres simulateurs d’entraînement.
Aucun score minimum n’est publié sur la page du programme. Comme ailleurs, cela ne veut pas dire que le test ne compte pas : cela veut dire qu’aucun chiffre ne vous élimine mécaniquement.
Voici les scores que nous relevons chez nos admis sur les masters internationaux :
| Programme | Plancher observé | Zone confortable |
|---|---|---|
| London Business School | 555 | 615 |
| INSEAD | 555 | 615 |
| Imperial College London | 605 | 645 |
| Bocconi | 595 | 635 |
| St. Gallen (HSG) | 595 | 625 |
| LSE | 685 | 725 |
| University of Oxford | 705 | 705 |
Scores GMAT Focus relevés chez nos admis entre 2022 et 2025. « Plancher observé » : le score le plus bas relevé chez un admis — en dessous, nous n’avons pas de cas · « Zone confortable » : le niveau que nous recommandons de viser pour que le score cesse d’être le sujet. Les écoles ne publient pas de seuil : ces niveaux viennent de nos dossiers, et servent à mesurer votre écart. Les scores sont donnés sur l'échelle de l'édition Focus (205–805) ; les relevés antérieurs à cette édition ont été convertis depuis l'échelle 200–800 avec la table de concordance GMAC de juillet 2025, et ne sont donc pas des scores bruts.
La bonne lecture n’est pas « il me faut ce score » mais « quel écart me sépare de cette zone ? ». Un test blanc en conditions réelles vous situe en deux heures.
Pour choisir entre les deux tests, voir GMAT Focus ou GRE : lequel passer.
Londres ou le continent : l’arbitrage réel
C’est la question qui précède le choix de l’école, et elle se traite mal parce qu’elle est presque toujours posée en termes de prestige.
Quatre critères la tranchent mieux.
| Critère | Ce qu’il faut regarder |
|---|---|
| Le marché visé | Où voulez-vous travailler dans cinq ans ? Un réseau se construit là où l’on étudie |
| Le droit au travail | La réglementation post-diplôme, qui change et qui ne dépend pas de l’école |
| Le coût réel | Scolarité plus logement : Londres déplace le total, pas seulement les frais |
| La langue de travail | Un programme anglophone sur le continent n’est pas un environnement anglophone |
Le dernier point est le plus sous-estimé. Étudier en anglais dans un pays non anglophone donne des cours en anglais et une vie quotidienne dans une autre langue. Ce n’est ni mieux ni moins bien — c’est une expérience différente, et certains candidats découvrent à mi-parcours qu’ils voulaient l’autre.
Le premier point est le plus décisif. Le réseau d’une école est géographiquement concentré : les alumni que vous croiserez, les recruteurs qui viendront, les stages accessibles pendant l’année. Choisir une école dans le pays où l’on veut travailler après est l’un des rares arbitrages dont le rendement est certain.
Nous comparons les programmes britanniques entre eux dans Imperial, LSE, Oxford et Cambridge : les MiM au Royaume-Uni.
Ce que nous observons sur les dossiers
Ce qui suit vient des candidatures que nous accompagnons, pas de l’école.
Le projet doit justifier Londres, pas seulement l’école. Une candidature qui pourrait être adressée à n’importe quel programme européen en changeant le nom se repère immédiatement. Pourquoi cette ville, ce marché, cet écosystème ?
Les stages comptent plus qu’on ne croit pour un programme early-career. C’est la seule matière professionnelle que vous avez, et elle nourrit à la fois le CV et l’entretien. Voir les stages qui pèsent dans un dossier.
L’anglais ne se prouve pas par un adjectif. Dans un programme entièrement anglophone, il faut un niveau documenté et une aisance réelle à l’oral. Voir quand passer le TOEIC.
Le récit doit tenir sans les logos. Un candidat qui énumère des noms d’entreprises sans fil directeur perd contre un candidat au parcours plus modeste mais cohérent. C’est le principe que nous défendons dans projet professionnel : une finalité, pas un métier.
Pour la mise en forme du CV, le générateur de CV de Teachero produit un document d’une page, gratuit et sans compte.
Construire la candidature, dans l’ordre
- Lisez la FAQ du programme : conditions d’éligibilité, prise en compte des stages, calendrier, visa. C’est là que sont les réponses qui engagent l’école.
- Mesurez votre niveau au test avant de planifier quoi que ce soit.
- Réglez la question du visa si votre projet est britannique.
- Chiffrez le budget complet, voyages du programme inclus.
- Lancez les recommandations tôt : c’est la pièce qui dépend des autres.
- Travaillez le projet toute l’année, pas trois semaines avant l’entretien.
Ce qu’il faut retenir
- LBS publie ses statistiques d’emploi : 92 % d’offres à trois mois, salaires atteignant 102 593 £.
- Un salaire publié décrit une promotion, pas votre futur bulletin de paie.
- Scolarité annoncée 52 950 £ pour 2026, plus 200 £, hors voyages du programme.
- GMAT ou GRE, aucun score minimum publié.
- La question du visa se règle avant de bâtir un projet britannique, et se revérifie.
Pour situer votre profil, notre simulateur d’évaluation des chances applique nos repères à votre dossier. Et pour en discuter, notre rendez-vous stratégique dure quarante-cinq minutes et ne coûte rien.
Questions fréquentes
Les questions que l'on nous pose le plus souvent sur ce sujet.
Combien coûte le Masters in Management de LBS ?
Quels sont les débouchés ?
Quel score GMAT faut-il ?
Faut-il de l'expérience professionnelle ?
Le salaire annoncé est-il ce que je gagnerai ?
Y a-t-il des contraintes de visa pour travailler au Royaume-Uni après ?
D'où viennent ces informations
Les règles officielles citées dans cet article (format, notation, droits d'inscription, calendrier) proviennent des pages ci-dessous , relevées le 23 septembre 2026. Les analyses, méthodes et exemples sont, eux, des contenus pédagogiques Prepaya : ils n'engagent aucune de ces institutions.
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